L'IRSA

Institution Régionale des Sourds et des Aveugles

L’IRSA et L’ARES fusionnent au 1er janvier 2021.

L’IRSA et L’ARES fusionnent au 1er janvier 2021.

Publié le 15 janvier 2021

Mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap sensoriel sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine, voilà l’objectif commun qui a conduit au rapprochement de nos deux associations, l’IRSA (Institution Régionale des Sourds et des Aveugles), basée à Bordeaux et l’ARES (Association Régionale pour l’Education Sensorielle), basée à Limoges.

Initié en mai 2019 avec la signature d’une convention confiant à l’IRSA la gestion de l’ARES, le rapprochement de nos deux associations a conduit à l’adoption d’une délibération commune visant à mettre en œuvre un processus de fusion-absorption.

Les Assemblées Générales Extraordinaires de l’ARES et de l’IRSA ont validé la fusion respectivement les 21 et 23 décembre 2020, pour une mise en application dès janvier 2021.



Rencontre avec Dominique ENGEL, Ancien Président de l’ARES et Eddie BALAGI, Directeur Général de l’IRSA



Rencontre avec Dominique ENGEL, Ancien Président de l’ARES


Dominique ENGEL, Président de l'ARES et membre du comité pour la fusion


Quels sont les intérêts pour l’ARES de fusionner avec l’IRSA ?

Deux raisons essentielles : La première c’est l’ingénierie assurée par la Direction Générale de l’IRSA dont nous avons expérimenté la plus grande qualité depuis plus d’une année maintenant à travers notre mandat de gestion. La deuxième raison c’est la compétence avérée de la ressource « cœur de métier » de l’IRSA. Je suis persuadé que le principe de mutualisation des moyens qu’ils soient techniques ou humains sera une force de réponse incontestable pour répondre aux besoins des enfants avec troubles sensoriels, sur l'ensemble du territoire ex-Limousin.


Vous étiez Président de l’ARES, quel est votre rôle au sein de l’IRSA maintenant que la fusion est effective ?

Tout d’abord, nous avons convenu et inscrit dans le traité de fusion la présence de deux Administrateurs, de l’ancien CA de l’ARES, moi- même et M. DUTHIN, au Conseil d’Administration de la nouvelle entité. L’un des deux siégera au Bureau en tant que titulaire, le deuxième sera son suppléant. L’objectif étant de pouvoir assurer la représentativité du territoire ex- Limousin avec ses caractéristiques spécifiques et privilégier ainsi la notion de proximité.

Puis, nous avons comme projet de mettre en place un groupe de réflexion, de ressources au niveau territorial qui réunirait toutes les personnes volontaires et concernées par les troubles sensoriels ; parents, anciens membres du CA de l'ARES, etc. C’est assurément un projet ambitieux dont les objectifs restent bien sûr encore à définir mais grâce à la participation et au rassemblement de tous les acteurs, nous restons confiants et pleins d’espoir de le voir se réaliser.




Rencontre avec Eddie BALAGI, Directeur Général de l'IRSA


Eddie BALAGI, Directeur Général de l'IRSA


Quels sont les enjeux de cette fusion ?

Pour l’IRSA, les enjeux sont nombreux. Nous nous sommes donnés comme ambition dans notre Projet Associatif de faire en sorte que les personnes en situation de handicap sensoriel puissent trouver en tout point du territoire de la Nouvelle-Aquitaine des réponses adaptées à leurs besoins. Or, il demeure des « zones blanches» dans lesquelles les réponses sont partielles voire inexistantes. Répondre à cet enjeu n’est pas de la seule responsabilité de l’IRSA. Nous y prenons notre part en recherchant des appuis, des adossements et des coopérations nécessaires pour y parvenir. C’est d’autant plus nécessaire que nombre d’associations n’ont pas la taille critique pour assurer sur leur territoire ces développements. La coopération en cours depuis plus de 2 ans avec l’ARES correspond en tout point à cette démarche. La fusion en est le prolongement sur le constat de valeurs et d’objectifs partagés et d’une confiance mutuelle qui s’est affermie tout au long de ces mois. Ensemble, nous serons plus forts. Ce n’est pas un enjeu secondaire. Le secteur du handicap sensoriel est minoritaire, sa représentation morcelée et par conséquence sa capacité à être entendu, faible. Toute démarche qui renforce la représentativité est dans ce contexte une avancée.

Enfin, je dirai que répondre à l’enjeu territorial et populationnel nécessite la mutualisation de ressources rares, la mobilité professionnelle, les échanges et la capacité à investir massivement dans la formation, dans la recherche de la polycompétence. C’est aussi cet objectif que nous nous donnons dans cette fusion.


Comment se met en place la gouvernance associative et l’organisation professionnelle depuis le 1er janvier ?

C’est paradoxalement la question la plus simple que nous avons à résoudre. L’ex Ares vient s’intégrer naturellement dans le dispositif de l’IRSA auquel elle participe de fait depuis bientôt deux ans. L’acculturation a précédé la fusion ce qui rend les choses assez aisées.

La communauté professionnelle de l’ARES rejoint celle de l’IRSA. Un accord avec les organisations syndicales permet aux salariés de l’ARES de bénéficier d’une représentation dans les instances. Enfin, la question de l’éloignement n’est pas une nouveauté pour l’IRSA qui est désormais présente sur les Landes, le Lot-et-Garonne, la Charente-Maritime et la Haute Vienne; en plus de la Gironde. Nous n’avons pas d’inquiétude sur le fait que très vite, chacun se sentira à sa juste place dans notre association.


Quelle place pour les familles ?

Maintenir le lien avec les familles nous parait essentiel pour continuer d’assurer un service de qualité à leurs côtés. En 2019, dans le cadre d’une enquête de satisfaction, des attentes ont été formulées. Nous serons vigilants à y répondre. Dans le cadre de la fusion, les familles ont eu les informations au fil de l’eau à diverses occasions et la Direction se tient à leur disposition. En complément, il nous a paru important de pouvoir les rencontrer malgré le contexte sanitaire particulier. Nous sommes actuellement en train d’organiser une visioconférence avec les familles. L’objectif est simple : expliquer, présenter, rassurer peut-être puis répondre aux potentielles questions.




La fusion dans le temps



La fusion dans le temps
La fusion dans le tempsgestion
La convention de gestion
signée entre l'ARES et l'IRSA prévoit la mise à disposition des fonctions supports de l'IRSA : finances/budget, res- sources humaines, qualité, sécurité, systèmes d'information et communication.


La fusion dans le tempspilotage
Un Comité pour la fusion
a vu le jour début 2020 pour assurer le processus de fusion- absorption entre l'IRSA, association absorbante et l'ARES, association absorbée. Le comité est composé de membres de l'ARES; son Président Dominique ENGEL, son Vice-Président Jean- Pierre ROUGERIE et son trésorier Laurent DEBRACH; et de membres de l’IRSA; son Président Thierry PIECHAUD, son Vice-Président Patrice VINCEY, d'une Administratrice Christine BUCALO, et de son Directeur Général, Eddie BALAGI.



La fusion dans le tempsgouvernance
Un traité de fusion,
convenu entre l'ARES et l'IRSA, a été adressé aux au- torités de tarification afin d'expliciter les engagements prévus une fois la fusion effective. Les principaux points sont les suivants :
  • Un CPOM commun sera élaboré pour une signature au 1er janvier 2022.
  • Les adhérents de l'ARES deviendront membres de droit de l'IRSA et deux Administrateurs ARES siègeront au Conseil d’Administration dont un au Bureau de l’IRSA.
  • Un Comité Territorial de Ressources et de Développe ment assurera la représentation politique de la nouvelle association née de la fusion sur le territoire. Il aura également un rôle d’animation local, de référents pour les usagers et leurs familles.


En 2021, la fusion se poursuivra avec l’élaboration d’une nouvelle identité associative prenant en compte une réflexion sur le sigle "IRSA" et sur son logo. Cette nouvelle identité permettra notamment de marquer la désinstitutionalisation de l’IRSA et son engagement pour l’inclusion.

Il est prévu que la nouvelle identité associative soit présentée et validée à la prochaine Assemblée Générale, en juin 2021.

L’histoire étant chère aux valeurs associatives, les services de l’ARES retrouvent leur nomination d’origine, à savoir le Service d’Education Aimé Labregère et le SESSAD Aimé Labregère.

| Consulter la présentation du SESSAD SEES Aimé Labregère