L'IRSA

Institution Régionale des Sourds et des Aveugles

La DMLA expliquée par le Professeur Isabelle RISS

La DMLA expliquée par le Professeur Isabelle RISS

Publié le 24 mai 2013

La Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age est la première cause de malvoyance dans les pays développés et est la troisième cause de cécité.

Il existe deux types de DMLA : la DMLA néovasculaire (dite humide), caractérisée par la formation d’une membrane de vaisseaux sanguins sous la rétine, et la DMLA avec atrophie géographique (dite sèche), caractérisée par une atrophie sévère et étendue causée par la disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire de la rétine. La DMLA humide, moins dangereuse, est deux fois plus fréquente que la DMLA sèche.

La prévalence mondiale de la DMLA atteint 31,9 millions de sujets, ce qui représente 8,7 % de la prévalence globale des maladies oculaires, en troisième position après la cataracte (47,8 %) et le glaucome (12,3 %). On estime qu’elle va augmenter d’ici 2050 du fait du vieillissement de la population pour atteindre une prévalence de 8,9 millions de sujets atteints.

Le risque de contracter la DMLA augmente exponentiellement avec l’âge, touchant moins de 1 % de la population d’origine caucasienne avant 60 ans, 3,5 % des sujets après 75 ans, à plus de 10 % de la population dans la 9ème décennie.

Cette maladie multifactorielle associe des facteurs de risques environnementaux (tabac principalement), des facteurs de risque liés au mode de vie (obésité, sédentarité, ...) et des facteurs génétiques.

Depuis environ une décennie, prévenir le risque de DMLA est devenu un objectif et n’est plus une utopie. Les antioxydants, les Oméga 3, les pigments maculaires (constituant de la rétine) et le bêtacarotène (composant majeur de la rétine) ont un rôle préventif dans l’apparition de la DMLA. Les compléments alimentaires ne sont qu’un des aspects de la prévention, qui doit prendre en compte le dépistage précoce afin de mettre en place un traitement le plus rapidement possible.

A l’heure actuelle, la prise en charge thérapeutique de DMLA néovasculaire repose presque exclusivement sur l’injection de substances antiangiogéniques (anti-VEGF) dans le vitré empêchant la formation des vaisseaux sanguins.
Une meilleure compréhension des phénomènes qui concourent à l’atrophie maculaire font espérer que des traitements pourront être bientôt disponibles dans la DMLA atrophique.

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