L'IRSA

Institution Régionale des Sourds et des Aveugles

Conduire lorsqu'on est déficient visuel ?

Conduire lorsqu'on est déficient visuel ?

Publié le 03 janvier 2013

Sensibilisation routière auprès des jeunes déficients visuels du CSES : peuvent-ils conduire ?

Le Centre Alfred Peyrelongue a proposé à ses usagers et leur famille une journée de sensibilisation et d’information sur le thème « Le désir de conduire chez les jeunes déficients visuels ». En présence de quatre bénévoles de l’association de prévention routière de Bordeaux, la première partie de cette journée a été consacrée aux questions de permis de conduire lorsqu’il y a déficience visuelle.

La quarantaine de présents a pu bénéficier de plusieurs conseils :
Avant toute inscription à l’auto-école, le jeune doit passer une visite ophtalmologique auprès d’un médecin agréé de la Préfecture ou du Comité Départemental Médical. 3 éléments sont alors pris en compte : avoir une vision d’au moins 5 sur 10, une vue des contrastes et reliefs satisfaisante ainsi qu’un champ visuel haut—bas de 20 degrés et horizontal de 50 degrés, à chaque œil. Etre daltonien ou en incapacité de voir les couleurs n’entre pas en lignes de compte pour déterminer si la personne est capable de passer le permis.

Autre information importante : tout handicap doit être déclaré à l’assurance et à la préfecture. Si la pathologie est évolutive, c’est à la Préfecture de déterminer, sous certaines conditions, si la personne peut conduire.

Ces questions concernent uniquement l’espace public, qui relève du Code de la Route. Pour ce qui est de l’espace privé, il dépend à chacun de savoir s’il est en capacité d’utiliser un véhicule, Kart ou voiturette.

Les familles ont ensuite été invitées à participer à différents ateliers. Les nombreux témoignages ont permis aux familles d’échanger sur les difficultés à gérer les demandes, questions et soucis de déplacement de leurs enfants. L’atelier de simulation a été particulièrement apprécié puisqu’il a permis aux parents, équipés de lunettes modifiant la vue, de faire un tour de voiture dans le parc du centre « Alfred Peyrelongue ».

Une maman confirme que c’est un bon exercice pour se rendre compte que certaines maladies altèrent vraiment la vue.
Les enfants ont même pu se prendre au jeu de la conduite : pourvus de vélos et de trottinettes, ils se sont entrainés sur un parcours avec feux rouges et stops, spécialement monté pour l’occasion dans le gymnase du CSES. Bilan positif pour cette journée d’information !

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