L'IRSA

Institution Régionale des Sourds et des Aveugles

Florine Rasseneur

Interview de la Directrice Qualité sur le nouveau Projet Associatif

Publié le 02 mars 2018

L'IRSA a choisi de mettre en place des commissions pour élaborer le Projet Associatif, pourquoi ce choix ? Quelle plus-value ?

Les commissions thématiques sont un bon moyen de faire participer les professionnels et les administrateurs à la stratégie de l'association. La plus-value est réelle : chaque personne est en mesure d'apporter des contributions intéressantes, selon son point de vue et son expérience vécue à l'IRSA. Le projet associatif de l'IRSA n'a pas vocation à rester une émanation d'un simple travail de bureau, mais a l'objectif de fédérer l'ensemble des acteurs y contribuant. Cette méthodologie permet une meilleure appropriation des orientations stratégiques.

L'adoption de ce nouveau projet associatif signifie-t-elle fracture ou continuité par rapport à l'ancien ?

Ce nouveau projet associatif s'inscrit nettement dans la continuité du précédent, où les principaux axes étaient déjà abordés pour la plupart.
L'IRSA continue son évolution, notamment avec le virage inclusif déjà amorcé lors du projet associatif 2012 - 2017.
Nos établissements et services pour enfants s’inscrivent depuis plusieurs années dans un processus favorisant l’inclusion scolaire, il appartient désormais d’amplifier ce mouvement y compris en direction des enfants qui présentent des difficultés importantes. Il appartient à nos établissements pour adultes de s’y inscrire afin d’encourager l’emploi accompagné pour les travailleurs d’ESAT ou la recherche de solutions plus légères pour les résidents de foyers.

Quels sont les objectifs de ce nouveau Projet Associatif ?

Nos objectifs sont principalement la continuité de parcours des personnes accompagnées et la poursuite du virage inclusif, tout en conservant et valorisant notre capacité à accompagner les personnes qui ne peuvent pas être en inclusion.
Ce projet doit « transformer nos manières d’agir ».
Nous devons faire en sorte que nos usagers puissent « mieux vivre » et cela passe par des compétences nouvelles et des regards transformés.
Nos organisations deviennent des acteurs « subsidiaires » c’est-à-dire que nos interventions ne s’imposent que si les dispositifs de droit commun ne suffisent pas. Cela passe par :

  • une adaptation de notre offre de services et une amélioration des services existants;
  • de nouvelles coopérations, autour de thématiques telles que l'emploi, la formation, le logement, les personnes âgées;
  • une recherche continue de la qualité, que ce soit de notre expertise dans le sensoriel (axe recherche innovation développement, aides techniques ...) ou de notre accompagnement (mise en place d'un système d'information cohérent et efficient, démarche qualité, formation...)

L'IRSA entame sa deuxième année en CPOM. Quels liens faites-vous entre le CPOM et le Projet Associatif ?

Le CPOM peut être considéré comme un outil de déploiement de notre projet associatif. Les axes qui y sont inscrits s'intègrent parfaitement aux orientations stratégiques du projet (transformation de places d'établissement et places de service, création de nouveaux services, continuité de parcours et participation à la "réponse accompagnée pour tous".

Quels sont les enjeux sur les mois à venir selon vous ?

Les enjeux sont clairement de prioriser ces orientations et de les inscrire dans le temps, car les axes stratégiques influent sur l'organisation de l'IRSA, en terme de moyens matériels, financiers mais aussi humains.
Un travail conséquent doit être mené au niveau de la gouvernance, de la GPEC et de la mobilité professionnelle.

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